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Publié par collectif-litterature

le leure dune vie

 

Une chronique de Cassiopée

 C’est l’histoire d’une vie, une vie simple, ordinaire sauf que…

Les secrets sont là et la narratrice ne comprend pas tout… Alors elle s’interroge, se questionne, se remet en cause. Qu’a-t-elle fait pour ne recevoir que froideur et animosité ? En quoi est-elle différente ? Pourquoi ne lui explique-t-on pas ce qu’il en est ?

 

Nous découvrirons Georgette puis Bernadette sa fille. Les deux sont liées mais l’amour n’est pas facile entre elles. Il y a comme une gêne. Pourtant Georgette n’a pas eu des débuts faciles donc elle devrait comprendre sa fille mais ce n’est pas le cas. On ressent le malaise qui s’installe, on voudrait qu’elles se parlent, que les langues se délient, que les bras s’ouvrent mais rien ne se passe. La mère reste indifférente, la fille voudrait fuir…

 Lorsqu’on veut partir vite, vite, il arrive qu’on ne prenne pas le temps du choix et qu’on fasse des erreurs. Doit-on payer pour cela pendant des années ? Peut-on espérer qu’un jour la roue tourne et que tout aille mieux ?

 L’auteur loin d’établir un monologue qui aurait pu être rébarbatif, nous offre une lecture rythmée, agréable, aérée et intéressante.

Je me suis attachée aux pas de Bernadette avec le souhait que des jours meilleurs arrivent rapidement pour elle. J’avais envie de la sortir de ses mauvaises passes, de l’aider, de la protéger aussi. Son cheminement vers la vérité était un peu devenu le mien tant tout était bien introduit et lié au reste de l’histoire.

 C’est sans doute parce qu’elle s’est inspirée de faits réels que Jacqueline Rozé Clergeau a réussi à me faire aimer Bernadette. Je la sentais « vivante » et présente dans le texte, battante entre les lignes, prête à agir si la possibilité lui en était offerte.

 C’est un court mais très beau roman (avec un côté surprenant lorsqu’on découvre le secret), porté par une écriture fluide, de qualité et sachant mettre en place les éléments nécessaires à la compréhension petit à petit.

Une lecture qui nous rappelle, si besoin est, que le dialogue est plus efficace que les silences qui eux, peuvent être très blessants.

 

Titre : Le leurre d’une vie

Auteur : Jacqueline Rozé Clergeau

Éditions : Les 2 encres (24/10/2013)

Collection : encres nomades

Nombre de pages : 145

ISBN : 9782351686218

 

 

Quatrième de couverture

 

« Aujourd’hui, je livre cette histoire telle qu’elle me l’a racontée, ou plus exactement telle que je l’ai recomposée au  fil du temps. L’histoire de sa vie, de la mienne : la face immergée du leurre, de la douleur, mais malgré tout un hommage à sa mémoire. Elle, ma mère, celle qui s’est tue, croyant bien faire, ou ne sachant pas, tout simplement, que la vérité, loin de détruire, est lumière qui aide à avancer.

Et, je l’avoue, cette vérité, cette histoire, j’ai besoin de me dire qu’un jour, peut-être, elles iront jusqu’à toi.

En vain, probablement, car il est bien tard, mais peu importe. »

Des années après la mort de sa mère, Bernadette éprouve le besoin de confier, à son tour, le secret de son existence, celui qui, mal celé, a produit son lot de souffrances. Toute son enfance, on la réprimande, on la rejette. Mais qu’ai-je fait ? se demande-t-elle. Un jour, enfin, elle sait et raconte, nous plongeant dans cette France profonde des années d’avant guerre.

 

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