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Publié par collectif-litterature

 Une chronique de Cassiopée.


Toute ressemblance etc …

 

Il s’appelle Parfait Luyindula, et il est le personnage principal de ce roman. Il se raconte et raconte les difficultés des immigrés, les sans papiers ou avec papiers mais mal reconnus dans les différents services. Les méthodes pour les « pister », les leur pour essayer de garder leur liberté, continuer de choisir leur vie au lieu de la subir…

Le SIA (service immigrant assistance) créé par un des protagonistes dont le but est d’aider les personnes en situation irrégulière à résoudre leurs différents problèmes et combien cet organisme dérange…

Beaucoup de retours en arrière, de citations ou d’expressions imagées empruntées à la culture africaine, les uns compliquent le texte, les autres apportent une note d’exotisme…

Les rapports humains sont assez bien exprimés, décortiqués et analysés et c’est sans doute ce qui m’a le plus intéressée. L’homosexualité et ce que l’on peut être amené à faire par amour, l’amitié, tout ce qui gère notre vie sans qu’on y attache forcément assez d’importance parce que le quotidien nous rattrape. Il y a aussi de l’humour, de la dérision de bonne facture…

Mais j’avoue…je me suis lassée de ces tribulations et des soucis matériels et humains liés à l’intégration. Non pas que le sujet ne m’intéresse pas, mais l’expression écrite et le contenu m’ont de temps à autre gênée.

L’écriture alterne des passages un peu redondants avec d’autres phrases d’un style beaucoup plus simple (ce que je peux comprendre pour ce qui est des dialogues) et cela donne une lecture peu fluide à mon goût.

D’autre part, le discours un tantinet politique (l’auteur se positionne par rapport à la police), parfois même un peu trop (bien qu’on puisse penser que l’écrivain ne pratique pas la langue de bois et a le courage de ses opinions) et les fautes de frappe (page 19 « étaient tau courant », pages 36 « entendre les brebis de la conversation », page 40 « Vigipirate activé depuis 205 », page 53 « quelque mètres » etc …) rendent la lecture plus difficile pour moi car au bout de quelques pages, mes yeux se focalisent sur l’orthographe et j’en viendrai presque à zapper le contenu. Je sais que c’est de ma faute mais je suis ainsi….

En conclusion, je suis un peu déçue parce que je pense que je n’ai pas su apprécier cette histoire à sa juste valeur ?

Peut-être que ce livre n’était pas fait pour moi ?

 

Titre: La vie parisienne d’un Négropolitain
Auteur: Gaspard-Hubert LONSI KOKO
Éditions: L’Atelier de l’Egrégore
Genre: roman
ISBN : 979-10-91580-06-9
E book
Nombre de pages: 215

 

 

L’auteur :

Essayiste réformiste et acteur politique, Gaspard-Hubert Lonsi Koko est l’auteur de nombreux ouvrages concernant aussi bien les essais que la diction.

 

Présentation de l’éditeur :

« La vie est comme un jeu d’échecs : nous esquissons un plan, mais celui-ci est tributaire de ce que daigne faire l’adversaire aux échecs et le destin dans la vie. » Cette pensée du philosophe allemand Schopenhauer, ce champion de l’art d’avoir toujours raison, résume à merveille la Vie parisienne d’un Négropolitain.

Il est donc question, dans La vie parisienne d’un Négropolitain, de la fragilité de la cohésion sociale, voire nationale, à la française. En offrant au lecteur, à travers des situations propres à la bassesse humaine, le triste portrait d’une société hexagonale en quête de tolérance mutuelle, l’auteur essaie d’atteindre à sa manière l’idéal en vue d’une cohabitation universelle.

L’Homme est-il un loup pour son semblable ? Telle est la question à laquelle cet ouvrage tente de répondre.

 

 

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