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Publié par collectif-litterature

Nos rêves indiens

Une chronique de Cassiopée.

Être utile à vivre et â rêver...

Cher Monsieur Marchand

Je sais, on ne dit pas cher Monsieur à un presque inconnu, je sais. Mais là, je vous arrête tout de suite. Vous ne pouvez pas être un total inconnu pour moi et s'il vous faut des raisons, je vais vous en citer plusieurs.

D'abord, vous vous êtes livré dans les pages que j'ai découvertes (et oui, je sais lire entre les lignes), ensuite vous aimez les Hommes et les Mots, avec des majuscules pour les deux et enfin vous parlez de personnes  qui ont marqué à jamais mon existence, d'abord une rencontre avec la poésie d'Eluard, puis la phrase de Géronimo.... Alors s'il fallait des raisons, en voilà, mais je peux vous en donner encore d’autres…..

J’aime quand les mots parlent au cœur, à l'âme, et ceux de votre roman l'ont fait.

Ce livre est un partage d'instants de vie, reliés par les circonstances, le hasard, l'essence même de l'existence. Toutes les situations de  raccrochent les unes aux autres par des choix qui entraînent une route ou une autre .... Et dans vos textes on le sent ce fil ténu de la vie, nos vies, avec les choix qui s'ouvrent à nous: rester, partir, oublier, parler, se taire, vivre ou mourir... Finalement on a toujours le choix, pas tous les choix mais le choix....Des liens qui se tissent, se croisent, s’entremêlent….

Et j’ai pensé à cette phrase de François Mauriac :

« Nous méritons toutes nos rencontres. Elles sont accordées à notre destinée et ont une signification qu’il appartient à chacun de découvrir »

Je me suis laissée bercer par la musicalité de votre phrasé, par chaque paragraphe dont certains me semblaient écrits pour moi, j'entendais Brel chanter, je vous voyais pleurer....

Que dire de plus de votre recueil ( j'aime bien cette idée de recueil, comme si j'avais, en vous lisant, recueillis vos émotions au creux de mes mains, comme autant de petits bouts de destins vivants...), je le sentais battre, respirer, votre écrit, comme animé de sa propre vie, parfois léger, puis plus grave, beau et douloureux....

Ne pas oublier, comme dirait Stan, ne pas oublier... Ne pas oublier de parler de ce livre mais seulement à ceux qui seront capables de le comprendre, ne pas oublier de dire merci à l'écrivain et à l'éditeur pour cette rencontre. Ne pas oublier de le relire, de graver chaque mot au creux de moi pour ne pas oublier de vivre, prendre le temps de dire à mon aimé que sa voix résonne dans tous les bruits du monde. Ne pas oublier de dire à ceux qui comptent pour moi que je les aime, ne pas oublier...

Je suis avare de coups de cœur littéraire parce qu'il faut que les mots aient un sens profonds et qu'ils retentissent en moi … mais ce roman, Cher Monsieur (et oui, j’insiste), j’aurais voulu, dû, souhaité, aimé, l’écrire….parce qu’il y a vous mais aussi un peu de chacun de nous dans ce que vous avez su si bien exprimer avec délicatesse, tendresse, finesse et amour sans aucun doute….

Poétiquement,

                                                  Cassiopée

 

Nos rêves indiens
Auteur : Stéphane Marchand
Editions Fleur Sauvage (1 avril 2016)
Collection : roman
ISBN: 979-1094428177
152 pages

Quatrième de couverture

Enfermé dans les toilettes d'un train, un homme s'évade en songeant à cette Porsche qu'il part acheter. Cerné par les banques, un autre le rejoint, prêt à céder l'automobile de collection. Entre Paris, Lyon et Marseille, ces deux êtres, ainsi que leurs proches et leurs compagnes, nous rappellent à la vie, ses moments forts et ses petits bonheurs. 4ème de couverture : C'est l'histoire de gens qui se croisent, se rencontrent, se quittent ou se retrouvent. Au rythme de la bouleversante musique du hasard et des souvenirs, ces quelques êtres vont nous rappeler au sens de la vie, à ses moments forts et ses petits bonheurs... si précieux.

 

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Stéphane Marchand 27/04/2016 20:58

Merci infiniment chère Cassiopée. C'était doux et délicieux de lire vos mots si poétiques...