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Publié par collectif-litterature

La fille de la 7, de Dounyo

Une chronique de Cassiopée.

En regardant les premières et quatrième de couverture, j’étais persuadée de tomber sur une bluette sans grande consistance. Les premières lignes m’ont laissé à penser que ma première impression serait la bonne mais au bout de quelques pages, je me suis aperçue que je m’étais trompée et j’ai lu ce livre très rapidement, prise d’intérêt pour les différents personnages évoqués. Tout cela reste malgré tout « détendant » mais la qualité d’écriture est là, on ne peut pas le nier et malgré l’épaisseur du livre, on ne s’ennuie pas une seconde.

 En suivant Hélène, le personnage principal, on retrouve un condensé de situations très contemporaines. L’acceptation de l’autre avec ses différences, que ce soit son physique ou ses choix de vie, l’ambition de chacun par rapport à sa profession, la jalousie dans les couples, l’amitié entre un homme et une femme,  les relations au travail etc…. Si tout cela, présenté comme je le fais, peut paraître « un peu cliché », ce n’est pas du tout le cas lorsqu’on lit ce roman. L’auteur a parfaitement su glisser ça et là, des sujets importants, choisissant de les survoler ou de les approfondir en passant par les pensées des différents protagonistes. L’écriture, vive, enthousiaste, jeune, assortie de nombreux dialogues permet de suivre sans difficulté l’évolution de l’intrigue. On sent bien le passé des études de chimie de Dounyo, elle connaît bien ce domaine mais n’en fait pas trop (et elle a eu l’intelligence de mettre un glossaire à la fin pour ceux qui en auraient besoin).

Hélène, le personnage principal, m’a beaucoup étonnée par ses réactions. J’avais cru l’avoir cernée avec son vélo et son refus du téléphone portable comme une fille « bien gentille », un peu « à l’ancienne », sérieuse au boulot et en dehors…. Et finalement, pas du tout ! Elle a un côté fantaisiste (je n’en dirai pas plus), choisissant de croquer la vie à pleines dents, qui m’a stupéfaite. En cela, c’était une bonne surprise, enlevant ainsi un aspect « lisse » que j’avais imaginé dans un premier temps pour cette lecture. Disons que cette fille a du caractère et qu’elle sait ce qu’elle veut. Elle ne s’en laisse pas conter et n’hésite pas, non plus, à dire ce qu’elle pense. Elle est courageuse car, dans certains, cas, ce n’est pas facile. Dounyo, a également su très bien retranscrire, l’ambivalence des sentiments de cette jeune femme et ses questionnements intérieurs. Elle est ambitieuse mais elle sait prendre du recul pour ses choix au niveau de ce qu’elle entreprend professionnellement et c’est peut-être pour cela que dans la vie de tous les jours, elle se « lâche » un peu plus….

Je me suis posée la question de la couverture (parfaitement adaptée au contenu). Est-ce que cette présentation (peinture ou dessin) ne donne pas un air trop « léger », laissant à penser qu’il s’agit d’une romance  à destination de jeunes adolescents (qui d’ailleurs peuvent lire cet opus), apportant ainsi une « restriction » à des adultes, qui feraient l’erreur de s’arrêter à cette impression  et de ce fait, ne se lanceraient pas dans la découverte de ce récit ?

Ce livre a été une lecture agréable que je ne regrette en rien et j’aurai du plaisir à retrouver cet auteur.

 

La fille de la 7

Auteur : Dounyo

Éditions : Les 2 Encres (14 janvier 2015)

Collection : Encres nomades

426 pages

ISBN : 978-2351686959

 

Quatrième de couverture

 

Hélène, belle et jeune laborantine aussi ambitieuse que volontaire, se heurte un soir dans son bar préféré à un malotru balafré... Qui s'avère être son nouveau chef !
Après quelques mois de travail côte à côte dans une ambiance tendue, un accident va les pousser à apprendre à se connaître. La chimie va opérer un rapprochement risqué pour ces deux solitaires. que tout oppose.
De tels extrêmes peuvent-ils s'attirer sans danger ?

 

 

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